Les seniors sont plutôt satisfaits de la proximité avec leur famille

Les seniors sont plutôt satisfaits de la proximité avec leur famille

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Avec le vieillissement, les petits problèmes de santé impactent la mobilité des personnes. Il devient moins aisé de se déplacer loin et le cercle des relations sociales a tendance à se réduire.

Pour les personnes âgées, le principal réseau de relations est la famille. Les plus de 70 ans sont un tiers à déclarer qu’elle est très présente au quotidien et autant à dire qu’elle est assez présente. Cependant, ils sont 12% à estimer qu’elle n’est pas présente du tout au quotidien.


Source : Baromètre Solidarités familiales, Notre temps, 2009. Interview de 1000 abonnés au magazine
Champs : 70+ français

Contact avec les enfants

Dans l’ensemble, les seniors se disent plutôt bien entourés par leur famille. Cela peut être mesuré par la fréquence à laquelle ils ont des contacts avec leurs enfants : en 2004, seuls 11% des 70-79 ans avaient moins d’un contact par semaine avec un enfant. On constate que plus l’on vieillit, plus l’on voit quotidiennement ses enfants.


Source : SHARE vague 1 (2004)
Document : proximity and contacts between alder parents and their children : an european comparison, Karsten Hand, p.32

Si la distance géographique a peu d’impact sur les contacts téléphoniques ou numériques, on imagine qu’elle en a sur la fréquence des contacts physiques. Plus les seniors ont eu d’enfants, plus ils sont nombreux à avoir au moins un enfant qui réside dans la même région qu’eux. Ainsi, les ménages 60+ qui ont eu 2 enfants (ce qui concerne 1/3 des ménages de cet âge) sont 79% à avoir au moins un enfant dans la même région, contre 56% de ceux qui n’ont eu qu’un enfant. Le rythme des contacts avec la famille est donc lié à la taille de celle-ci.

Les enfants des plus de 60 ans résident-ils à proximité de leurs parents ?

Les Baby-boomeuses ont moins d’enfants que leurs mères

Cela pose la question des relations que les Baby-boomers entretiendront avec leurs enfants lorsqu’ils seront moins à l’aise avec les déplacements : étant donné qu’ils ont eu moins d’enfants (2,12 enfants par femmes pour celles qui sont nées en 1950, contre 2,65 pour celles nées en 1930), il y aura une probabilité plus faible pour qu’ils aient un enfant géographiquement proche d’eux.

Les femmes du Baby-boom ont eu moins d'enfants que leurs mères

On entrevoit l’enjeu des nouvelles technologies pour entretenir ces relations familiales. Pour plus d’informations sur les initiatives pour lier grands-parents et petits-enfants, consultez notre article : Des sociétés françaises cherchent à lier les seniors et les jeunes.

Découvrez l’intégralité des données de l’article en cliquant sur le lien suivant : Les seniors et leur relation à la famille.

Source : Seniosphère Conseil


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