1 senior sur 2 rencontre des problèmes de sommeil

1 senior sur 2 rencontre des problèmes de sommeil

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Les problèmes liés au sommeil et les insomnie chroniques ne sont pas rares chez les seniors. Ces troubles altèrent leur qualité de vie et peut provoquer leur isolement.

Il est courant de rencontrer des seniors se plaignant de la qualité de leur sommeil. L’insatisfaction vis-à-vis du sommeil augmente avec l’âge et atteint la moitié des personnes entre 50 et 75 ans en France, au Royaume Uni et en Allemagne.

problèmes de sommeil 50-75 ans

Ces troubles peuvent prendre la forme de difficultés à s’endormir, d’éveils matinaux précoces, d’éveils nocturnes plus fréquents ou encore de sensation de sommeil non réparateur.

Ces troubles sont dus à une modification du rythme veille-sommeil avec l’âge. Le sommeil est plus léger et moins réparateur qu’à l’âge adulte, ce qui explique le besoin de faire une sieste pendant l’après-midi chez les seniors.

L’insomnie chronique est un problème de sommeil mais n’augmente que très peu avec l’âge. Il s’agit d’un trouble durable du sommeil qui touche en moyenne 20% des femmes et 11% des hommes.

prévalence de l'insomnie chronique selon l'âge et le sexe

Une qualité de vie détériorée

Ces troubles altèrent la qualité de vie car ils ont des répercussions pendant la journée :

  • fatigue/malaise
  • troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire
  • troubles du fonctionnement social
  • troubles de l’humeur/irritabilité
  • somnolence diurne
  • réduction de la motivation/énergie/initiative
  • tendance aux erreurs/accidents au travail ou en conduisant
  • céphalées de tension ou malaise général en relation avec la perte de sommeil
  • préoccupations ou ruminations à propos du sommeil.

Pour tenter de combattre ces symptômes, les sujets peuvent être amenés à utiliser des médicaments de type psychotrope ou hypnotique. On observe d’ailleurs une augmentation de ces médicaments avec l’âge jusqu’à 75 ans environ. Entre 70 et 79 ans, plus d’une femme sur deux et plus d’un homme sur trois en consomme.

Les  troubles du sommeil entraînent l’isolement

Avec un sommeil altéré, une fatigue constante ou encore la prise de médicaments, la plupart des seniors touchés pratiquent de moins en moins d’activités physiques et sortent peu de chez eux. Pourtant, il apparaît nettement que pratiquer une activité régulière améliore la qualité du sommeil et développe le contact social.

En sortant peu de chez soi, c’est de l’exposition à la lumière naturelle dont on se prive. Or, cette lumière permet de réguler le sommeil. Le cerveau sécrète de la mélatonine – l’hormone du sommeil – uniquement lorsqu’il fait nuit. Le cerveau synthétise la mélatonine pendant la journée grâce à la lumière du jour. Ainsi, les personnes âgées vivant dans des logements faiblement éclairés ou sortant peu de chez elles, dérèglent leur organisme : le cerveau ne parvient pas à synthétiser correctement la mélatonine et éprouve des difficultés à différencier le jour de la nuit, perturbant ainsi le sommeil. Il est donc important de s’exposer pendant la journée à une lumière assez intense pour permettre au cerveau de garder le rythme d’alternance des jours et des nuits.


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